Ussy sur Marne, le pâtis

Ussy sur Marne, le pâtis

lundi 23 novembre 2015

A la rencontre de Saint Colomban

Article issu du Bulletin Hebdomadaire n°339
de la Paroisse de Saâcy-sur-Marne
 

 

Saint Colomban et les racines chrétiennes de l'Europe

 
Ce livre de 471 pages est en vente au profit des AMIS DE ST COLOMBAN
 
Prix de vente : 20 € (+ 5 € d'affranchissement Lettre Verte) 
 
Chèque à établir à l'ordre des Amis de Saint Colomban à envoyer à :
 
Madame Yvonne AMPEN - Vice-présidente de l'ASU
1, rue des Marionnettes - 77260 USSY SUR MARNE
 


Ce livre est également en vente à l'Abbaye de Jouarre
ainsi qu'à l'office de Tourisme situé à Jouarre

dimanche 22 novembre 2015

Célébration Saint COLOMBAN à Ussy sur Marne




A  l’église de USSY sur Marne

Découverte de Saint Colomban


Dimanche 22 Novembre , une centaine de personnes se sont rassemblées à l’église de Ussy sur Marne,  à l’occasion de la célébration du 14ème centenaire de la mort du moine irlandais Saint Colomban (615-2015).
Une description du vitrail du Chœur (1888) commentée par le Père Henri Imbert, a ouvert la manifestation et permis de découvrir la rencontre du Saint Patron de l’église, AUTHAIRE avec COLOMBAN  en l’an 610 ,et  révélé à nombre de participants, l’existence de ce vitrail rénové en 2013.

Ensuite, la conférence de Vincent Majewski, appuyée sur les documents d’archives de Jonas de Bobbio, biographe de Colomban,  a captivé  l’auditoire.
L’historien  a raconté de façon claire et pédagogique  le contexte politique et religieux de l’époque en Gaule Mérovingienne, les démêlées du moine irlandais avec les Seigneurs régnants, puis son exil, et son passage en  Brie du Nord , cherchant refuge auprès de Authaire à Vulciacum (Ussy) .


A la  suite à cette rencontre, des sites monastiques  se sont développés en Brie du Nord, dont JOUARRE, fondé par ADON, fils aîné de Authaire  Le sarcophage de ADON  repose dans la crypte mérovingienne de Jouarre. 
Colomban avait fondé un premier Monastère en 590, à Luxeuil-Les-Bains (Haute-Saône)  avant son passage à Ussy.  Un document édité par Les Amis de Colomban de Luxeuil a été distribué aux participants, et des brochures relatives à  Authaire,  et à l’église de Ussy proposées à la consultation et vente.
L’office des Vêpres chanté notamment par trois Moniales de Jouarre , et présidé  par le Père Philippe Legrand, Vicaire de la Cathédrale de Meaux, a donné sa dimension spirituelle à cette manifestation  historique et culturelle, Une  émouvante prière composée par COLOMBAN lui même,  a été proclamée comme un point d’orgue final.
Cette célébration a été organisée par le Service Diocésain des Pélerinages,  avec le concours de la Paroisse du secteur de St Jean dont dépend Ussy, de l’Association St Authaire et de l’ASU (Association pour la Sauvegarde d‘Ussy).

C’est un premier pas pour Ussy et Jouarre, au regard de leur projet d’insertion dans  le CHEMIN EUROPEEN de SAINT COLOMBAN.   

Ce « Chemin » sera à l’image de celui de Compostelle, et à l’échelle de l’Europe, entre l’Irlande et l’Italie en passant par l’Angleterre, la France, l’Allemagne, la Suisse et l’Italie, sur les traces de la « pérégrination » de Saint Colomban, le « Randonneur de Dieu » décédé à Bobbio en Italie en l’an 615.
 Yvonne AMPEN
Présidente de l'Association Saint Authaire
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Pour toute information complémentaire :
Association Saint Authaire à Ussy :  01 60 22 13 55
A.S.U.  Association de Sauvegarde d'Ussy  asu77260.blogspot.fr
Tourisme en Pays fertois :  01 60 22 64 54  http://otpf.bandinelli.net/
 Les Amis de Saint COLOMBAN  www.amisaintcolomban.org/    

samedi 14 novembre 2015

P O U R Q U O I

Attentats à Paris : pourquoi la France est la première cible de Daech

Après les attentats de Charlie, du Thalys, de l’Isère, la France est à nouveau frappée. Depuis un an, notre pays est la cible principale des terroristes en Occident. Est-ce à cause de nos opérations militaires ? Des voix s’élèvent pour lier la tuerie du vendredi 13 à ce que certains appellent une "dérive guerrière", voire néoconservatrice du quinquennat qui a multiplié les interventions extérieures. En réalité, les djihadistes n’ont pas attendu l’arrivée de François Hollande à l’Elysée pour menacer notre pays.

1. Viser les valeurs de la France

En 2009, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), avait déjà désigné la France comme son ennemi n°1. Ils ne s’en prennent pas à nous à cause de ce que nous faisons, mais pour ce que nous sommes", insiste un conseiller ministériel. Pour les islamistes radicaux, cette république laïque, berceau de la liberté d’expression, incarne plus que jamais le grand satan. La haine n’a fait que croître au fil des choix sociétaux de ces dix dernières années, de l’interdiction du voile à l’école en 2004 à celle de la burqa dans l’espace public en 2010, en passant par le mariage pour tous en 2013.

2. Attiser les tensions contre la communauté musulmane

Ces organisations armées cherchent d’autant plus à transformer la France en un champ de bataille qu’elle abrite les plus grosses communautés musulmanes et juives d’Europe. A coup de bombes, elles veulent dresser les populations les unes contre les autres, susciter une montée du racisme et de l’intolérance, afin de déstabiliser un Etat ennemi et recruter des troupes.

3. Miser sur la "filière syrienne"

La France détient un inquiétant record, celui du plus grand nombre de combattants européens en Syrie. Selon un haut responsable de la Défense, il y aurait aujourd’hui 1.700 Français dans les rangs de Daech. Deux fois plus que de Britanniques, d’Allemands ou de Belges. Après un entraînement, ces volontaires étrangers sont, pour certains, renvoyés dans leur pays d’origine afin des commettre des attentats. A chaque action terroriste, les enquêteurs découvrent un lien avec le sanctuaire syrien.

4. Cibler Hollande, le "chef de guerre"

La France est officiellement en "guerre contre le terrorisme" depuis le déclenchement de l’opération Serval au Mali, en janvier 2013. Depuis, cet engagement n’a fait que s’accroître. Après le Sahel, l’armée française fut l'une des premières à rejoindre la coalition formée par les Etats-Unis contre l’EI, à l’été 2014, en Irak. Une participation minime – la chasse tricolore n’a pris part qu’à moins de 5% des raids – mais hautement symbolique.
Du Sahel au Proche Orient, François Hollande est ainsi devenu l’un des premiers chefs de guerre de l’Occident. En partie par défaut. Du fait de la moindre implication des Etats-Unis. Et de l’effacement progressif des autres Européens, notamment de l’Espagne et du Royaume uni, dont les opinions publiques, obsédées par le fiasco irakien, sont hostiles à toute forme d’intervention militaire.
A l’évidence, l’Etat islamique qui a revendiqué les massacres de vendredi a également voulu répondre à la décision de François Hollande, début septembre, d’étendre les frappes à la Syrie. Coïncidence troublante : le matin même des attaques, le conseil des ministres avait décidé de demander au parlement la prolongation de l’opération en cours.

Christophe Boltanski et Vincent Jauvert

Article tiré de l'Obs de novembre 2015 suite à l'attentat à Trafalgar Square du 14/11/2015